{"id":1853,"date":"2017-05-28T10:53:22","date_gmt":"2017-05-28T09:53:22","guid":{"rendered":"http:\/\/www.valerie-brenugat.fr\/site\/?p=1853"},"modified":"2017-05-28T10:53:22","modified_gmt":"2017-05-28T09:53:22","slug":"revue-de-web-mai-2","status":"publish","type":"post","link":"http:\/\/www.valerie-brenugat.fr\/site\/revue-de-web-mai-2\/","title":{"rendered":"REVUE DE WEB MAI"},"content":{"rendered":"<p>Culture scientifique, relation entre le scientifique et le politique, l\u2019information du dirigeant et la fid\u00e9lisation du personnel\u00a0: voici les mots-cl\u00e9s de cette revue de web printani\u00e8re.<\/p>\n<h2>De la culture \u00e0 la politique<\/h2>\n<p>L\u2019article \u00ab\u00a0<a href=\"https:\/\/theconversation.com\/culture-scientifique-participation-et-engagement-7683\" target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\">Culture scientifique : participation et engagement\u00a0<\/a>\u00bb de Bernard Schiele, professeur \u00e0 la facult\u00e9 de communication de l\u2019universit\u00e9 du Qu\u00e9bec \u00e0 Montr\u00e9al issu du dossier <strong>Culture scientifique<\/strong>, produit par D\u00e9couvrir #MagAcfas a \u00e9t\u00e9 diffus\u00e9 sur le site Internet The Conversation. Le monopole du droit de parole, r\u00e9serv\u00e9 \u00e0 quelques-uns, est remis en question, en partie parce que les probl\u00e8mes auxquels sont confront\u00e9es les soci\u00e9t\u00e9s contemporaines ne peuvent trouver de solution dans une perspective \u00e9troitement technoscientifique.<\/p>\n<p>Aussi, le mode d\u2019interaction de participation ou d\u2019engagement public r\u00e9f\u00e8re \u00e0 une communication \u00e0 deux sens entre les experts, les scientifiques, les d\u00e9cideurs\u2026 et les profanes, les non-initi\u00e9s, les non-sp\u00e9cialistes, les citoyens\u2026 contrairement \u00e0 la communication \u00e0 sens unique qui a domin\u00e9 les relations entre la communaut\u00e9 scientifique (ou ses repr\u00e9sentants et porte-paroles) et le grand public.<\/p>\n<p>La participation et l\u2019engagement public concernent des processus de prise de d\u00e9cision sur des questions qui int\u00e9ressent une communaut\u00e9 en r\u00e9unissant autour de ces questions des acteurs aux int\u00e9r\u00eats divers, avec pour objectif d\u2019arriver \u00e0 un consensus. L\u2019engagement peut \u00eatre direct : assembl\u00e9es publiques, panels r\u00e9unissant experts et citoyens, audiences publiques, instances d\u00e9lib\u00e9rantes\u2026 Il peut aussi \u00eatre indirecte : consultations publiques, groupes de discussion\u2026<\/p>\n<p>En revanche, le \u00ab\u00a0deficit model\u00a0\u00bb a longtemps \u00e9t\u00e9 le paradigme dominant pour appr\u00e9hender le rapport du public aux sciences, et en retour le r\u00f4le que devaient jouer les scientifiques. Il reposait sur deux principes. Le premier postulat\u00a0: le grand public manque de culture scientifique. Second postulat\u00a0: il ne pouvait comprendre la port\u00e9e du travail des scientifiques, et encore moins de concevoir leur vision du monde ni de la partager. Il suivait le mod\u00e8le scolaire : celui qui sait transmet \u00e0 celui qui ne sait pas. La communication est alors \u00e0 sens unique. Enfin, il confortait une approche technocratique qui voulait que seuls ceux qui savent soient habilit\u00e9s \u00e0 aborder les questions de science et de technologie m\u00eame si les retomb\u00e9es affectent la collectivit\u00e9.<\/p>\n<p>\u00c0 partir des ann\u00e9es 1990, les \u00e9changes sont facilit\u00e9s entre les scientifiques et le public. Ce mouvement qui pr\u00e9conise la participation et l\u2019engagement du public se structure autour du concept de d\u00e9mocratie d\u00e9lib\u00e9rative. Cette \u00e9volution entra\u00eene une recomposition des dispositifs de communication scientifique.<\/p>\n<p>Finalement, ces transformations reposent sur l\u2019\u00e9galit\u00e9 entre les interlocuteurs et la r\u00e9ciprocit\u00e9 des \u00e9changes entre eux. En conclusion les pratiques participatives peuvent \u00eatre distingu\u00e9es en trois cat\u00e9gories\u00a0: le dialogue, l\u2019engagement et la coproduction du savoir.<\/p>\n<p>Les scientifiques peuvent jouer un r\u00f4le aupr\u00e8s des politiques. Sur le site Internet de <a href=\"https:\/\/theconversation.com\/scientifiques-et-politiques-comment-ameliorer-le-dialogue-77056\" target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\">The Conversation<\/a>, Bernard Hugonnier, professeur en sciences de l&rsquo;\u00e9ducation, Institut Catholique de Paris et co-directeur du s\u00e9minaire de recherche Ecole et r\u00e9publique du Coll\u00e8ge des Bernardins s\u2019interroge sur le regard des <strong>politiques<\/strong> sur la science. Il existe une suspicion \u00e0 l\u2019\u00e9gard de la science qui ne fournit pas un message net. En outre, les responsables politiques peuvent douter de la neutralit\u00e9 de la science. Enfin, ils peuvent faire valoir que la recherche doit se cantonner dans l\u2019explication du fonctionnement de ph\u00e9nom\u00e8ne et se garder de faire des recommandations politiques sur la fa\u00e7on dont elles devraient \u00eatre g\u00e9r\u00e9es. Un autre facteur a son poids dans cette situation : le jugement du public \u00e0 l\u2019\u00e9gard des experts.<\/p>\n<p>Deux attitudes sont en pr\u00e9sence : ceux qui pensent que le monde trop complexe ne peut \u00eatre confi\u00e9 qu\u2019aux seuls hommes politiques qui en ont une connaissance simplifi\u00e9e et ceux pour lesquels la politique consiste \u00e0 prendre en compte les int\u00e9r\u00eats de la population pour construire un monde meilleur.<\/p>\n<p>La situation actuelle montre le r\u00f4le majeur de la science en tant que contre-pouvoir, r\u00f4le d\u2019autant plus indispensable dans le monde pr\u00e9sent o\u00f9 la presse de qualit\u00e9 se r\u00e9duit, o\u00f9 les r\u00e9seaux sociaux et les sites Internet transmettent des informations souvent non v\u00e9rifi\u00e9es. Mais les scientifiques doivent simplifier leurs messages. Ils doivent ensuite accepter que leur avis ne soit pas toujours pris en compte par les politiques.<\/p>\n<h2>Dirigeant et attraction des talents<\/h2>\n<p>Mais ces dirigeants s\u2019informent sur Internet. Dans un article du <a href=\"http:\/\/www.blogdumoderateur.com\/etude-quartz-cadres-internet\/\" target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\">Blog du Mod\u00e9rateur<\/a>, \u00a0la \u00a0journaliste, Juliette Pignol, pr\u00e9sente les r\u00e9sultats de l\u2019\u00e9tude Quartz Global Executives sur les habitudes de veille des personnes les plus \u00ab intelligentes, influentes et actives du monde \u00bb qui a \u00e9t\u00e9 r\u00e9alis\u00e9e aupr\u00e8s de 1357 cadres <strong>dirigeants<\/strong> de diff\u00e9rents pays. Le gain de temps est la pr\u00e9occupation premi\u00e8re des cadres dirigeants. La majorit\u00e9 font leur revue de presse le matin au r\u00e9veil. 9\/10 cadres sont actifs sur les r\u00e9seaux sociaux : LinkedIn la plus utilis\u00e9e, Facebook (68 %) et Twitter (53 %). Les cadres utilisent les r\u00e9seaux sociaux diff\u00e9remment selon leur secteur d\u2019activit\u00e9 : LinkedIn (80 %) dans la finance et le consulting, Facebook (79 %) et Twitter (69 %) dans les m\u00e9dias, Instagram (58 %) dans les nouvelles technologies et les m\u00e9dias.<\/p>\n<p>Par ailleurs, 94 % des cadres s\u2019informent gr\u00e2ce aux newsletters, 89 % via les sites internet et 46 % gr\u00e2ce \u00e0 des vid\u00e9os sur Internet. Les m\u00e9dias classiques sont \u00e9galement la source principale d\u2019information de 80 % des dirigeants. Ils sont int\u00e9ress\u00e9s par ces sujets : la finance (93 %), les affaires (85 %), la politique (77 %) et la technologie (65 %).<\/p>\n<p>En outre, 89 % des cadres cliquent sur un lien si la source de l\u2019information est reconnue (un grand m\u00e9dia par exemple), si le sujet du papier a un rapport avec leur domaine d\u2019activit\u00e9, si la phrase d\u2019accroche les capte ou encore s\u2019ils ont confiance en la personne qui partage ce contenu. Si la plupart d\u2019entre eux peuvent partager une information (88 %), la nature de la source p\u00e8se sur leur d\u00e9cision. Les partages touchent \u00e0 84 % les articles long format, suivi par les graphiques et donn\u00e9es et les vid\u00e9os d\u2019actualit\u00e9. En deux ans, les cadres sont pass\u00e9s de 41 % \u00e0 59 % \u00e0 s\u2019informer via leur smartphone.<\/p>\n<p>Ces dirigeants doivent adopter diff\u00e9rentes strat\u00e9gies pour conserver les talents dans leurs entreprises. Serge Benchimol, directeur g\u00e9n\u00e9ral d\u2019IT Link, expose sa vision pour le site Internet de <a href=\"https:\/\/www.challenges.fr\/entreprise\/management-savoir-attirer-les-talents-c-est-bien-les-fideliser-c-est-mieux_469778\" target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\">Challenges<\/a>. L&rsquo;entretien de la <strong>motivation<\/strong> de son \u00e9quipe passe par l\u2019identification des sympt\u00f4mes de d\u00e9motivation d\u00e8s leur apparition par une baisse g\u00e9n\u00e9rale d\u2019efficacit\u00e9 et un\u00a0d\u00e9sint\u00e9r\u00eat de l\u2019employ\u00e9 pour la vie de l\u2019entreprise. Le manager doit cadrer les missions de son \u00e9quipe et ainsi faire prendre conscience des enjeux, des r\u00e9sultats, et maintenir la motivation des collaborateurs de fa\u00e7on durable. Il doit \u00e9galement pousser son \u00e9quipe \u00e0 faire preuve d\u2019initiative.<\/p>\n<p>De plus, la communication interne permet non seulement aux collaborateurs de rester inform\u00e9s sur la vie de l\u2019entreprise, elle renforce le sentiment d\u2019appartenance et contribue \u00e0 un meilleur climat g\u00e9n\u00e9ral.<br \/>\nEnfin, l\u2019\u00e9volution des modes de travail et les nouvelles technologies offrent des alternatives pour un meilleur \u00e9quilibre vie professionnelle \u2013 vie priv\u00e9e. Le manager doit fixer des limites dans la vie professionnelle de ses collaborateurs, afin de pr\u00e9server leur temps libre. L&rsquo;une des premi\u00e8res mesures \u00e0 prendre pour cela est d&rsquo;instaurer des coupures technologiques pour se consacrer pleinement \u00e0 soi et \u00e0 son entourage.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Culture scientifique, relation entre le scientifique et le politique, l\u2019information du dirigeant et la fid\u00e9lisation du personnel\u00a0: voici les mots-cl\u00e9s de cette revue de web printani\u00e8re. 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