{"id":1938,"date":"2017-10-30T20:33:21","date_gmt":"2017-10-30T19:33:21","guid":{"rendered":"http:\/\/www.valerie-brenugat.fr\/site\/?p=1938"},"modified":"2017-10-30T20:33:21","modified_gmt":"2017-10-30T19:33:21","slug":"revue-de-web-octobre-2","status":"publish","type":"post","link":"http:\/\/www.valerie-brenugat.fr\/site\/revue-de-web-octobre-2\/","title":{"rendered":"REVUE DE WEB OCTOBRE"},"content":{"rendered":"<p>Algorithmes contre les fausses informations, la m\u00e9diation scientifique des chercheurs, la gestion de l\u2019espace de travail dans l\u2019entreprise et les pathologies li\u00e9es \u00e0 une utilisation excessive de smartphones et de r\u00e9seaux sociaux\u00a0: voici des th\u00e8mes de cette revue de web en cette fin d\u2019octobre.<\/p>\n<h2>Fake news et m\u00e9diation scientifique<\/h2>\n<p>Devant l\u2019afflux de <strong>fausses nouvelles<\/strong> ou \u00ab fake news, des chercheurs cr\u00e9ent des algorithmes pour mieux d\u00e9tecter les informations douteuses circulant au moyen des images. Le journaliste du site Internet du <a href=\"https:\/\/lejournal.cnrs.fr\/articles\/des-algorithmes-contre-les-images-truquees\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\">Journal du CNRS<\/a>, Martin Koppe, explique les recherches de ces sp\u00e9cialistes du num\u00e9rique. A l\u2019Institut de recherche en informatique et syst\u00e8mes al\u00e9atoires (CNRS\/Universit\u00e9 Rennes 1\/ENS Rennes\/Insa Rennes\/Universit\u00e9 Bretagne Sud\/Inria\/CentraleSup\u00e9lec\/T\u00e9l\u00e9com Bretagne), des scientifiques automatisent la recherche d\u2019images truqu\u00e9es et de textes bidonn\u00e9s. Cela permet de traiter une quantit\u00e9 d\u2019information ing\u00e9rable par l\u2019homme et d\u2019obtenir une vision propre \u00e0 la machine. La v\u00e9rification des nouvelles peut s\u2019effectuer de trois fa\u00e7ons : l\u2019examen du cheminement d\u2019un message, les analyses du contenu et des r\u00e9actions des lecteurs dans les commentaires publi\u00e9s.<\/p>\n<p>Les chercheurs sont \u00e9galement des m\u00e9diateurs. Un article d\u2019Elsa Poupardin, ma\u00eetre de conf\u00e9rences, responsable du Master 2 \u00ab\u00a0communication scientifique\u00a0\u00bb de l\u2019universit\u00e9 de Strasbourg, a \u00e9t\u00e9 publi\u00e9 sur le site Internet de <a href=\"https:\/\/theconversation.com\/faut-il-convaincre-les-chercheurs-de-se-lancer-dans-la-mediation-des-sciences-85375\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\">The Conversation<\/a> dans le cadre de la F\u00eate de la Science 2017. L&rsquo;universitaire a interview\u00e9 Nicolas Beck, responsable du service de culture scientifique de l\u2019universit\u00e9 de Lorraine. Selon celui-ci, pour intervenir dans les m\u00e9dias ou \u00e9crire un article, les scientifiques ont peu de r\u00e9ticences car ces outils leur sont relativement familiers. Par contre, on fait parfois appel aux chercheurs pour s\u2019investir dans des projets qui n\u00e9cessitent une pr\u00e9paration plus sp\u00e9cifique, comme une intervention face \u00e0 une classe ou une visite de laboratoire pour le grand public.<\/p>\n<p>Tous les chercheurs qui ont pratiqu\u00e9 la <strong>m\u00e9diation<\/strong> l\u2019ont appr\u00e9ci\u00e9. La prise de recul, la contextualisation des recherches, la formulation claire de la d\u00e9marche scientifique sont b\u00e9n\u00e9fiques pour les acteurs de la recherche, qui ont besoin d\u2019\u00eatre compris par le public, d\u2019autres coll\u00e8gues chercheurs ou de partenaires financiers. Les d\u00e9marches culturelles artistiques et scientifiques permettent d\u2019exciter la curiosit\u00e9, d\u2019affiner l\u2019esprit critique, d\u2019ouvrir l\u2019esprit du public pour mieux saisir le monde qui nous environne. Quand un chercheur contribue \u00e0 l\u2019\u00e9criture d\u2019une pi\u00e8ce de th\u00e9\u00e2tre scientifique, qu\u2019il apporte son analyse sur le contenu d\u2019un documentaire lors d\u2019une projection-d\u00e9bat en public ou qu\u2019il participe \u00e0 une animation en biblioth\u00e8que autour d\u2019un extrait de roman de science-fiction, sa place est bien au c\u0153ur du dispositif de m\u00e9diation culturelle et scientifique. Mais, pour le public, la rencontre avec un chercheur ajoutera toujours une valeur ajout\u00e9e qui donne tout son sens \u00e0 la d\u00e9marche de culture scientifique.<\/p>\n<p><iframe loading=\"lazy\" src=\"https:\/\/www.youtube.com\/embed\/pckDa-UVjnk\" width=\"854\" height=\"480\" frameborder=\"0\" allowfullscreen=\"allowfullscreen\"><\/iframe><\/p>\n<h2>Des souffrances psychologiques \u00e0 la gestion des espaces de travail<\/h2>\n<p>L\u2019utilisation des <strong>r\u00e9seaux sociaux<\/strong> et des smartphones doit toutefois rester mod\u00e9r\u00e9e. Sur le site Internet de <a href=\"http:\/\/www.psychologies.com\/Culture\/Ma-vie-numerique\/Articles-et-Dossiers\/Pourquoi-les-reseaux-sociaux-nous-depriment\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\">Psychologies.com<\/a>, Didier Courbet, professeur des Universit\u00e9s et chercheur en Sciences de la Communication, et Marie-Pierre Fourquet-Courbet, professeur des Universit\u00e9s en Sciences de la Communication de l\u2019universit\u00e9 Aix-Marseille Universit\u00e9, notent que dans des \u00e9tudes sur les grands usagers des smartphones et des r\u00e9seaux sociaux, des chercheurs ont mis en \u00e9vidence une plus grande probabilit\u00e9 de souffrances psychologiques comme l\u2019anxi\u00e9t\u00e9, la d\u00e9pression et l\u2019addiction.<\/p>\n<p>Un lien a \u00e9t\u00e9 mis en \u00e9vidence entre ces usages et des sympt\u00f4mes de d\u00e9pression. Les pr\u00e9adolescents et adolescents semblent les plus touch\u00e9s. Surtout, chez les adolescents qui trouvent leur r\u00e9seau amical dans la vie r\u00e9elle de faible qualit\u00e9, les longues dur\u00e9es consacr\u00e9es \u00e0 Facebook sont associ\u00e9es \u00e0 plus de troubles d\u00e9pressifs et d\u2019anxi\u00e9t\u00e9 sociale. Comme les r\u00e9seaux sociaux sont devenus des espaces de comparaison sociale, notamment avec les photos post\u00e9es, certains pensent que les autres sont plus heureux et ont une vie bien plus plaisante que la leur. Autre point : la crainte de manquer quelque chose si on n\u2019est pas pr\u00e9sent sur les r\u00e9seaux sociaux.<\/p>\n<p>Ces deux probl\u00e8mes psychologiques se manifestent souvent par des personnes utilisant Internet pour satisfaire un important besoin de popularit\u00e9 et de reconnaissance sociale qu\u2019elles n\u2019arrivent souvent pas \u00e0 atteindre dans leur vie \u00ab r\u00e9elle \u00bb. Cette crainte obs\u00e9dante et continuelle, de ne pas avoir son <strong>smartphone<\/strong> en \u00e9tat de marche avec soi est \u00e0 l\u2019origine de l\u2019apparition d\u2019un nouveau trouble, sp\u00e9cifique aux smartphones : la nomophobie. Enfin, une utilisation excessive du smartphone peut conduire \u00e0 des \u00ab hallucinations \u00bb sonores et \u00e0 des perceptions de \u00ab signaux fant\u00f4mes \u00bb en provenance du t\u00e9l\u00e9phone.<\/p>\n<p>Enfin, l\u2019<strong>espace physique de travail<\/strong> doit aussi \u00eatre g\u00e9r\u00e9. Ce sujet a \u00e9t\u00e9 trait\u00e9, sur le site Internet de <a href=\"https:\/\/theconversation.com\/le-grand-oublie-du-management-la-gestion-de-lespace-physique-84297\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\">The Conversation<\/a>, dans l\u2019article de Val\u00e9rie M\u00e9rindol, enseignant chercheur en management de l&rsquo;innovation et de la cr\u00e9ativit\u00e9 de l\u2019\u00e9cole PSB Paris School of Business et de l\u2019Union des Grandes Ecoles Ind\u00e9pendantes (UGEI). Dans le mode traditionnel de fonctionnement des entreprises, l\u2019organisation de l\u2019espace physique refl\u00e8te la structuration hi\u00e9rarchique de l\u2019entreprise et ses d\u00e9coupages organisationnels. Le plus souvent, l\u2019approche ergonomique de l\u2019espace se r\u00e9duit \u00e0 une approche fonctionnelle.<\/p>\n<p>Dans un monde digital, o\u00f9 le t\u00e9l\u00e9travail est pr\u00e9sent\u00e9 comme une \u00e9volution cl\u00e9, reconnu r\u00e9cemment comme un droit en France, la fonction cl\u00e9 de socialisation du lieu physique de travail est souvent oubli\u00e9. Or l\u2019espace de travail contribue \u00e0 la gestion des \u00e9changes au quotidien. Sa configuration facilite la cr\u00e9ation de proximit\u00e9 qui contribue au d\u00e9veloppement de la culture de l\u2019entreprise.<\/p>\n<p>L\u2019une des fonctions de l\u2019espace physique de travail est de constituer un outil de contr\u00f4le hi\u00e9rarchique et social : le lieu permet d\u2019apprendre des codes de comportements que l\u2019entreprise veut diffuser. Une autre fonction cl\u00e9 de l\u2019espace physique de travail est d\u2019\u00eatre un outil de communication. L\u2019emplacement g\u00e9ographique, la modernit\u00e9, les couleurs, les technologies que l\u2019entreprise utilise participent \u00e0 l\u2019\u00e9laboration de son image.<\/p>\n<p>La fa\u00e7on de construire l\u2019espace physique fait partie intrins\u00e8que du management de la cr\u00e9ativit\u00e9 et de l\u2019innovation de l\u2019entreprise. Les tiers lieux, les fab lab et les open labs en sont des exemples et contribuent \u00e0 la fluidit\u00e9 des \u00e9changes et \u00e0 la cr\u00e9ation de nouvelles relations. L\u2019entreprise doit donc g\u00e9rer plusieurs espaces de travail avec des configurations diverses selon les activit\u00e9s et les modes de travail existant dans l\u2019organisation.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Algorithmes contre les fausses informations, la m\u00e9diation scientifique des chercheurs, la gestion de l\u2019espace de travail dans l\u2019entreprise et les pathologies li\u00e9es \u00e0 une utilisation excessive de smartphones et de r\u00e9seaux sociaux\u00a0: voici des th\u00e8mes de cette revue de web&#8230;<\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":1939,"comment_status":"closed","ping_status":"closed","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":[],"categories":[382],"tags":[194,63,403,152,26,119,236,440,144,14,84,355,127,149,271],"_links":{"self":[{"href":"http:\/\/www.valerie-brenugat.fr\/site\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/1938"}],"collection":[{"href":"http:\/\/www.valerie-brenugat.fr\/site\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"http:\/\/www.valerie-brenugat.fr\/site\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"http:\/\/www.valerie-brenugat.fr\/site\/wp-json\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"http:\/\/www.valerie-brenugat.fr\/site\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=1938"}],"version-history":[{"count":20,"href":"http:\/\/www.valerie-brenugat.fr\/site\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/1938\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":1960,"href":"http:\/\/www.valerie-brenugat.fr\/site\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/1938\/revisions\/1960"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"http:\/\/www.valerie-brenugat.fr\/site\/wp-json\/wp\/v2\/media\/1939"}],"wp:attachment":[{"href":"http:\/\/www.valerie-brenugat.fr\/site\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=1938"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"http:\/\/www.valerie-brenugat.fr\/site\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=1938"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"http:\/\/www.valerie-brenugat.fr\/site\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=1938"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}