{"id":2557,"date":"2020-07-31T14:33:14","date_gmt":"2020-07-31T13:33:14","guid":{"rendered":"http:\/\/www.valerie-brenugat.fr\/site\/?p=2557"},"modified":"2020-07-31T14:33:17","modified_gmt":"2020-07-31T13:33:17","slug":"revue-de-web-juillet-5","status":"publish","type":"post","link":"http:\/\/www.valerie-brenugat.fr\/site\/revue-de-web-juillet-5\/","title":{"rendered":"REVUE DE WEB JUILLET"},"content":{"rendered":"\n<p>Le journalisme scientifique, la conversation, les risques\nli\u00e9s aux r\u00e9seaux sociaux et la communication d\u2019un dirigeant&nbsp;: voici les\nmots cl\u00e9s de cette revue de web en plein \u00e9t\u00e9. <\/p>\n\n\n\n<p><strong>Du journaliste scientifique \u00e0 la conversation<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>La crise li\u00e9e au Coronavirus n\u2019a pas augment\u00e9 le traitement m\u00e9diatique des sciences et les effectifs des journalistes scientifiques. Xavier Eutrope, journaliste \u00e0 La <a href=\"https:\/\/larevuedesmedias.ina.fr\/epidemie-Covid-19-avenir-journalisme-scientifique-sant%C3%A9%E2%80%93sciences\" target=\"_blank\" rel=\"noreferrer noopener\" aria-label=\"Revue des m\u00e9dias (s\u2019ouvre dans un nouvel onglet)\">Revue des m\u00e9dias<\/a> a constat\u00e9 que l\u2019\u00e9pid\u00e9mie de Covid-19 a occup\u00e9 en moyenne pr\u00e8s de 74 % de temps d\u2019antenne sur les cha\u00eenes d\u2019information en continu pendant les deux mois de confinement. Cette crise a boulevers\u00e9 l\u2019organisation, des conditions de travail et de la production de l\u2019information.<\/p>\n\n\n\n<p>Afin d\u2019enqu\u00eater sur l\u2019avenir du <strong>journalisme scientifique<\/strong>, Xavier Eutrope a interrog\u00e9 Nicolas Martin, producteur et animateur de La M\u00e9thode scientifique qui a eu, pendant plus de deux mois, une chronique quotidienne consacr\u00e9e \u00e0 l\u2019\u00e9pid\u00e9mie dans la matinale de France Culture. Celui-ci a trouv\u00e9 qu\u2019une grande partie des m\u00e9dias n\u2019ont mis en avant que les faits qui confortaient leur opinion. <\/p>\n\n\n\n<p>H\u00e9l\u00e8ne Romeyer, professeure \u00e0 l\u2019universit\u00e9 de\nBourgogne-Franche Comt\u00e9 et sp\u00e9cialiste de la m\u00e9diatisation des questions de\nsant\u00e9, souligne, quant \u00e0 elle, que la place de l\u2019information proprement\nscientifique sur la pand\u00e9mie a disparu progressivement au profit des questions\npolitiques et \u00e9conomiques qu\u2019elle soulevait Ainsi, le discours \u00ab alarmiste \u00bb est\ndevenue une approche plus prudente, avec \u00ab un emploi plus r\u00e9gulier du\nconditionnel \u00bb. Mais cette crise a montr\u00e9 les tensions entre les logiques\nscientifiques et m\u00e9diatiques.<\/p>\n\n\n\n<p>En outre, la journaliste sant\u00e9 chez TF1, Caroline Bayle raconte\ncomme il a \u00e9t\u00e9 difficile de couvrir cette \u00e9pid\u00e9mie : \u00ab Nous devions avancer \u00e0\nchaque fois, jour par jour et parfois heure par heure, en mettant des b\u00e9mols\ndans nos sujets. \u00bb Les journalistes ont \u00e9t\u00e9, en effet, confront\u00e9s \u00e0 plusieurs\nobstacles. Le premier obstacle est la diff\u00e9rence fondamentale entre le temps\nscientifique et le temps m\u00e9diatique. Une autre difficult\u00e9 a \u00e9t\u00e9 de d\u00e9nicher de\nnouveaux experts, sp\u00e9cialis\u00e9s en sant\u00e9, pendant une p\u00e9riode o\u00f9 beaucoup \u00e9taient\ndans les h\u00f4pitaux. <\/p>\n\n\n\n<p>Par ailleurs, Yves Sciama, pr\u00e9sident de l\u2019Association des\njournalistes scientifiques de la presse d\u2019information (AJSPI), a not\u00e9 une \u00ab\ndiff\u00e9rence notable dans la qualit\u00e9 du traitement des sujets \u00bb entre les\njournalistes dits \u00ab scientifiques \u00bb et les autres. La valeur ajout\u00e9e des\njournalistes scientifiques est d\u2019avoir la culture, les d\u00e9marches et les\nr\u00e9flexes pour garantir une information de qualit\u00e9.<\/p>\n\n\n\n<p>Il existe, en effet, des pi\u00e8ges dans le journalisme\nscientifique : la complexit\u00e9 et le jargon des \u00e9tudes, dont les m\u00e9canismes de\npublication sont parfois difficiles \u00e0 saisir pour le profane. Ainsi, le site de\npr\u00e9publication bioRxiv a d\u00e9cid\u00e9 de signaler que les r\u00e9sultats pr\u00e9sent\u00e9s dans\nles articles disponibles sur cette plateforme n\u2019\u00e9taient que \u00ab pr\u00e9liminaires \u00bb,\nn\u2019avaient pas \u00e9t\u00e9 valid\u00e9s par les pairs, et donc qu\u2019ils ne devaient pas \u00eatre \u00ab\ndiffus\u00e9s dans les m\u00e9dias comme des informations solides \u00bb. Autre pi\u00e8ge : les conflits\nd\u2019int\u00e9r\u00eats ou rivalit\u00e9s \u00e9ventuels entre institutions ou disciplines. <\/p>\n\n\n\n<p>Selon Yves Sciama, ancien professeur de biologie, un \u00ab\njournaliste scientifique de qualit\u00e9 \u00bb n\u2019a pas besoin d\u2019avoir effectu\u00e9 des\n\u00e9tudes sup\u00e9rieures scientifiques mais il doit se faire un r\u00e9seau de chercheurs\nfiables et cela prend du temps. S\u2019il est possible de se former \u00ab sur le tas \u00bb,\nil existe en France de rares formations en journalisme scientifique&nbsp;: l\u2019ESJ\nLille et l\u2019universit\u00e9 de Paris (fusion des universit\u00e9s de Paris-Diderot et\nParis-Descartes) en proposent chacune une, respectivement depuis les ann\u00e9es\n1990 et 1980. <\/p>\n\n\n\n<p>Enfin,  le pr\u00e9sident de l\u2019AJSPI  souligne un paradoxe : alors que nombreux grands sujets qui ont \u00e9merg\u00e9 ces derni\u00e8res ann\u00e9es sont li\u00e9s aux sciences comme le d\u00e9r\u00e8glement climatique, la protection de l\u2019environnement, les pesticides \u2014, les m\u00e9dias ne se sont pas dot\u00e9s de comp\u00e9tences sur ces enjeux. <\/p>\n\n\n\n<p>Toutes ces sujets scientifiques entra\u00eenent des vives discussions. Roxane Bertrand, charg\u00e9e de recherche CNRS, Linguiste, Analyse des Interactions et No\u00ebl Nguyen, Professeur \u00e0 l\u2019Aix-Marseille Universit\u00e9 (AMU) ont d\u00e9cortiqu\u00e9 le processus de la conversation pour le site <a href=\"https:\/\/theconversation.com\/la-complexe-mecanique-de-la-conversation-ordinaire-136284\" target=\"_blank\" rel=\"noreferrer noopener\" aria-label=\"The Conversation (s\u2019ouvre dans un nouvel onglet)\">The Conversation<\/a>. Si la communication \u00e9crite se d\u00e9veloppe consid\u00e9rablement \u00e0 l\u2019heure d\u2019Internet, des smartphones et des r\u00e9seaux sociaux, la <strong>conversation orale<\/strong> reste le support privil\u00e9gi\u00e9 des \u00e9changes d\u00e8s les premi\u00e8res ann\u00e9es de la vie, et dans toutes les soci\u00e9t\u00e9s humaines.<\/p>\n\n\n\n<p>Dans la plupart des cas, l\u2019objectif premier est de s\u2019engager\ndans ce mode particulier d\u2019\u00eatre avec autrui. De r\u00e9centes \u00e9tudes effectu\u00e9es sur\ndes corpus de parole conversationnelle, ont montr\u00e9 la faible richesse de ces\n\u00e9changes sur le plan informationnel. \u00ab mh \u00bb, \u00ab ah \u00bb, ou \u00ab voil\u00e0 \u00bb, figurent\nparmi des formes les plus fr\u00e9quemment produites par les locuteurs.<\/p>\n\n\n\n<p>L\u2019orchestration d\u2019une conversation est li\u00e9e \u00e0 l\u2019agencement\ndes \u00e9nonc\u00e9s et notamment au caract\u00e8re lin\u00e9aire. Chaque \u00e9nonc\u00e9 poss\u00e8de un d\u00e9but,\nun milieu et une fin, et l\u2019interlocuteur doit traiter les diff\u00e9rents \u00e9l\u00e9ments\nde l\u2019\u00e9nonc\u00e9 au fur et \u00e0 mesure. Les conversations sont ainsi organis\u00e9es sous\nune forme qui refl\u00e8te la structure du langage lui-m\u00eame. Une conversation se pr\u00e9sente\nsouvent comme un exercice de libre association pratiqu\u00e9 \u00e0 deux ou \u00e0 plusieurs.\nSon d\u00e9roulement est rarement pr\u00e9visible mais il existe un syst\u00e8me bien \u00e9tabli\nde r\u00e8gles de construction. <\/p>\n\n\n\n<p>Par ailleurs, tous les \u00e9changes sont le r\u00e9sultat d\u2019efforts\nde coop\u00e9ration visant \u00e0 suivre une ligne commune afin d\u2019atteindre certains\nobjectifs&nbsp;: un bref \u00e9change de salutations ou une r\u00e9elle conversation.\nHarvey Sacks et ses coll\u00e8gues ont trouv\u00e9 l\u2019organisation qui sous-tend\nl\u2019alternance de parole. Une seule personne parle \u00e0 la fois, selon le sch\u00e9ma\nABABAB (A et B : les deux locuteurs). La dur\u00e9e des intervalles entre tours est\nminimis\u00e9e (principe \u00ab no gap \u00bb), tout comme celle des chevauchements entre\ntours (principe \u00ab no overlap \u00bb). <\/p>\n\n\n\n<p>Ce mod\u00e8le rend compte des techniques d\u2019allocation des tours\net des lieux possibles de transition de parole. Un locuteur peut ainsi\ns\u00e9lectionner le locuteur du tour suivant en lui adressant une question. Mais\nson interlocuteur doit y r\u00e9pondre. La r\u00e9ponse forme avec la question une paire\nadjacente : le premier \u00e9l\u00e9ment de la paire appelle, ou projette, un type\nd\u2019\u00e9nonc\u00e9 sp\u00e9cifique (le second \u00e9l\u00e9ment). Ce pouvoir projectif au sein des\npaires adjacentes suit une organisation pr\u00e9f\u00e9rentielle selon laquelle, parmi\nles diff\u00e9rentes suites pouvant \u00eatre choisies par le locuteur B, il en est une\nque le locuteur A pr\u00e9f\u00e8re aux autres. <\/p>\n\n\n\n<p>En outre, l\u2019organisation pr\u00e9f\u00e9rentielle facilite la\npoursuite du discours et augmente la coop\u00e9ration, en diminuant les conflits.\nDans ces paires adjacentes, le second \u00e9l\u00e9ment se place apr\u00e8s la fin du premier.\nDe mani\u00e8re plus g\u00e9n\u00e9rale, le locuteur B prend le tour en des lieux de\ntransition pertinents.<\/p>\n\n\n\n<p>Lors de la conversation, nous cherchons dans le discours de\nl\u2019autre les \u00e9l\u00e9ments qui nous permettront de r\u00e9agir de fa\u00e7on appropri\u00e9e. Selon\ncertaines \u00e9tudes, un d\u00e9lai de 100 \u00e0 300 ms serait la r\u00e8gle entre les tours de\nparole. Or il faut en moyenne 600 ms pour produire un mot (de l\u2019intention de\nproduire ce mot, \u00e0 sa prononciation). Nous sommes si rapides dans l\u2019encha\u00eenement\nentre tours car nous pr\u00e9parons le tour d\u2019apr\u00e8s pendant celui de notre\ninterlocuteur, dont nous pouvons pr\u00e9dire la fin, gr\u00e2ce \u00e0 diff\u00e9rents indices de\nprojection (syntaxique, prosodique, mimogestuel, etc.).<\/p>\n\n\n\n<p>D\u2019autres signes explicites renvoient aux \u00ab mh \u00bb, \u00ab ok \u00bb,\nmouvements de t\u00eate ou de sourcils qui accompagnent nos conversations. De plus\nen plus d\u2019\u00e9tudes soulignent leur r\u00f4le crucial pour favoriser la compr\u00e9hension\nmutuelle entre les locuteurs. Outre leurs fonctions d\u2019acquiescement ou d\u2019\u00e9valuation\nde l\u2019\u00e9nonc\u00e9 pr\u00e9c\u00e9dent, ils ont \u00e9galement une r\u00e9percussion sur l\u2019\u00e9nonc\u00e9 suivant.<\/p>\n\n\n\n<p>Quand on raconte une histoire, ce qui est une activit\u00e9 tr\u00e8s\nfr\u00e9quente en conversation et qui place l\u2019interlocuteur en situation d\u2019\u00e9coute,\nnotre r\u00e9cit est de meilleure qualit\u00e9 si l\u2019interlocuteur participe activement,\nvia ses diff\u00e9rents feedbacks, \u00e0 son \u00e9laboration. En outre, un froncement de\nsourcil signifie une incompr\u00e9hension qui rompt ponctuellement la progressivit\u00e9\ndu discours. Ce mouvement de sourcil axe ainsi le discours vers une trajectoire\ninteractionnelle sp\u00e9cifique de r\u00e9paration du trouble qui permettra \u00e0\nl\u2019interlocuteur de raccrocher pour que l\u2019interaction se d\u00e9roule avec succ\u00e8s.<\/p>\n\n\n\n<iframe loading=\"lazy\" width=\"620\" height=\"341\" src=\"https:\/\/www.youtube.com\/embed\/kYfNvmF0Bqw\" frameborder=\"0\" allow=\"accelerometer; autoplay; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture\" allowfullscreen=\"\"><\/iframe>\n\n\n\n<p><strong>Risque et dirigeant<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>Les r\u00e9seaux sociaux peuvent \u00eatre un lieu de discussion et est une source pour l\u2019intelligence \u00e9conomique. Jade Friggeri, r\u00e9dactrice sur <a href=\"https:\/\/portail-ie.fr\/analysis\/2423\/jdr-les-reseaux-sociaux-des-salaries-un-risque-pour-lentreprise\" target=\"_blank\" rel=\"noreferrer noopener\" aria-label=\"le portail de l\u2019intelligence \u00e9conomique (s\u2019ouvre dans un nouvel onglet)\">le portail de l\u2019intelligence \u00e9conomique<\/a>, explique que l\u2019<strong>intelligence \u00e9conomique<\/strong> peut \u00eatre analys\u00e9e avec diff\u00e9rents angles&nbsp;: veille, influence et protection. Une entit\u00e9 fait de la veille, utilise l\u2019information collect\u00e9e comme outil d\u2019influence et prot\u00e8ge ses propres informations de ses adversaires.<\/p>\n\n\n\n<p>La veille est effectu\u00e9e couramment dans le monde\nprofessionnel et est r\u00e9alis\u00e9 \u00e0 travers les m\u00e9dias traditionnels, les r\u00e9seaux sociaux,\nles salons, etc. Son objectif&nbsp;: identifier des \u00ab signaux faibles \u00bb afin de\nd\u00e9velopper une strat\u00e9gie.<\/p>\n\n\n\n<p>La protection est, quant \u00e0 elle, souvent envisag\u00e9e au\ntravers de la s\u00e9curit\u00e9 des syst\u00e8mes d\u2019information, au d\u00e9triment des autres\npossibilit\u00e9s. Mais il ne faut pas \u00e9carter le r\u00f4le de l\u2019humain dans la fuite\nd\u2019information et notamment sur les r\u00e9seaux sociaux. Les profils Twitter ou\nLinkedIn des collaborateurs sont priv\u00e9s et donc couverts par la libert\u00e9\nd\u2019expression, l\u2019entreprise perd ainsi une part de contr\u00f4le et s\u2019expose aux\nattaques.<\/p>\n\n\n\n<p>Deux risques peuvent alors se pr\u00e9senter et entra\u00eener des\ncons\u00e9quences sur la p\u00e9rennit\u00e9 de l\u2019entreprise. Le premier risque li\u00e9 aux r\u00e9seaux\nsociaux priv\u00e9s des collaborateurs est le risque de veille, o\u00f9 des concurrents trouveraient\ndes signaux faibles pour d\u00e9stabiliser des partenariats en cours, capter un client,\ncopier un produit\u2026 Quant au deuxi\u00e8me risque majeur, il est r\u00e9putationnel si le\ncomportement d\u2019un employ\u00e9 (comme des propos racistes, misogynes&#8230;) est consid\u00e9r\u00e9\ncomme un reflet de l\u2019entreprise et lui est donc reproch\u00e9.<\/p>\n\n\n\n<p>Selon le niveau hi\u00e9rarchique de la source et la\nconfidentialit\u00e9 des informations, les actions pour pr\u00e9venir le risque varient. Deux\ncas de figure peuvent se pr\u00e9senter : la source est un d\u00e9cideur ou un salari\u00e9.<\/p>\n\n\n\n<p>Par sa situation de d\u00e9cideur, le cadre a acc\u00e8s \u00e0 des\ninformations sensibles qui, si elles \u00e9taient partag\u00e9es, pourraient menacer la\np\u00e9rennit\u00e9 de l\u2019entreprise. il peut ne pas se rendre compte qu\u2019il doit s\u2019assurer\nde prot\u00e9ger les donn\u00e9es et, sans r\u00e9fl\u00e9chir, les rendre accessibles. Afin de\ndiminuer les risques, certaines entreprises am\u00e9ricaines interdisent l\u2019utilisation\nde r\u00e9seaux sociaux aux voyageurs d\u2019affaires. Mais la meilleure solution est\ndonc la sensibilisation des collaborateurs \u00e0 une utilisation adapt\u00e9e de ces\nderniers avec des formations r\u00e9guli\u00e8res. Les autres salari\u00e9s peuvent aussi \u00eatre\nsources de fuites. <\/p>\n\n\n\n<p>G\u00e9n\u00e9ralement, une entreprise communique au travers de\ncommuniqu\u00e9s de presse et sur ses comptes de r\u00e9seaux sociaux. Les employ\u00e9s sont\nlibres d\u2019interagir avec ce contenu. En revanche, d\u2019autres entreprises, impliquent\nleurs salari\u00e9s dans la communication. Ils sont sollicit\u00e9s pour publier des\nannonces, partager des nouvelles, inviter \u00e0 des conf\u00e9rences etc. Dans la mesure\no\u00f9 ils sont utilis\u00e9s en tant que porte-paroles de l\u2019entreprise, celle-ci\ndevient, aux yeux du grand public, responsable de leurs propos. Il est alors\nimportant de former tous les collaborateurs.<\/p>\n\n\n\n<p>En p\u00e9riode de crise, communiquer de mani\u00e8re claire est plus important et difficile qu\u2019en temps normal. L\u2019auteure d\u2019un article sur le <a href=\"https:\/\/www.hbrfrance.fr\/chroniques-experts\/2020\/07\/30714-expliquer-le-pourquoi-des-choses-un-imperatif-pour-bien-diriger\/\" target=\"_blank\" rel=\"noreferrer noopener\" aria-label=\"site Internet de HBR France (s\u2019ouvre dans un nouvel onglet)\">site Internet de HBR France<\/a> et PDG d\u2019une soci\u00e9t\u00e9, Nancy Duarte, t\u00e9moigne de son exp\u00e9rience de travail sur des milliers de discours de dirigeants de marques tr\u00e8s connues&nbsp;: \u00ab&nbsp;<em>Quand les enjeux sont de taille, la plupart de nos clients viennent nous voir en sachant d\u00e9j\u00e0 ce qui doit advenir (le quoi) et la fa\u00e7on dont ce changement sera mis en \u0153uvre (le comment), mais il est rare qu\u2019ils aient r\u00e9pondu \u00e0 la question du pourquoi&nbsp;?&nbsp;<\/em>\u00bb<\/p>\n\n\n\n<p>Selon Nancy Duarte, les communicants omettent souvent de r\u00e9pondre \u00e0 la <strong>question du pourquoi<\/strong> essentiellement pour deux raisons. La premi\u00e8re : ils estiment qu\u2019expliquer le quoi et le comment est la fa\u00e7on la plus rapide d\u2019influer sur leur audience. La seconde&nbsp;: ils pensent que la r\u00e9ponse au pourquoi est tellement \u00e9vidente qu\u2019elle ne n\u00e9cessite pas d\u2019explication.<\/p>\n\n\n\n<p>L\u2019auteure propose donc trois strat\u00e9gies pour contribuer \u00e0\nfaire \u00e9merger le c\u0153ur du pourquoi dans une pr\u00e9sentation de dirigeant. Il suffit\nde se poser quelques questions choisies sur le \u00ab quoi&nbsp;\u00bb : quelles en\nseront les cons\u00e9quences de ces actions ? A quoi ressemblera le futur si ce\nprojet est men\u00e9 \u00e0 bien ? En quoi la condition humaine sera-t-elle affect\u00e9e par une\naction ou, au contraire, une inaction ? Elle conseille aussi de solliciter\nquelqu\u2019un qui vous demandera \u00ab et alors ? \u00bb avec comme objectif de remonter \u00e0\nla racine du \u00ab pourquoi \u00bb. De plus, il faut clairement formuler. R\u00e9fl\u00e9chir \u00e0\nl\u2019action qu\u2019on veut que son audience entreprenne et on doit ajouter un \u00ab parce\nque \u00bb \u00e0 la suite.<\/p>\n\n\n\n<p>Pour contrecarrer les sceptiques, il faut expliquer pourquoi\ncertaines options ont \u00e9t\u00e9 \u00e9limin\u00e9es. Une transparence sur les id\u00e9es montrera qu\u2019on\na pens\u00e9 \u00e0 tout. R\u00e9pondre au pourquoi r\u00e9v\u00e8le une empathie et les communications\ndeviennent alors plus convaincantes. <\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Le journalisme scientifique, la conversation, les risques li\u00e9s aux r\u00e9seaux sociaux et la communication d\u2019un dirigeant&nbsp;: voici les mots cl\u00e9s de cette revue de web en plein \u00e9t\u00e9. 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