{"id":2587,"date":"2020-09-30T13:35:50","date_gmt":"2020-09-30T12:35:50","guid":{"rendered":"http:\/\/www.valerie-brenugat.fr\/site\/?p=2587"},"modified":"2020-09-30T13:35:53","modified_gmt":"2020-09-30T12:35:53","slug":"revue-de-web-septembre-5","status":"publish","type":"post","link":"http:\/\/www.valerie-brenugat.fr\/site\/revue-de-web-septembre-5\/","title":{"rendered":"REVUE DE WEB SEPTEMBRE"},"content":{"rendered":"\n<p>Le port du masque, la parole des femmes dans les m\u00e9dias, les\n5 tendances mondiales de la consommation de l\u2019information et le manque de sinc\u00e9rit\u00e9\nde la communication d\u2019entreprise&nbsp;: voici les diff\u00e9rents points d\u00e9velopp\u00e9s\ndans cette revue de web automnale. <\/p>\n\n\n\n<h2> Du masque \u00e0 la parole f\u00e9minine m\u00e9diatique<\/h2>\n\n\n\n<p>Il est difficile de convaincre un r\u00e9fractaire de porter un masque. Sur le site internet de <a href=\"https:\/\/theconversation.com\/comment-sy-prendre-pour-convaincre-une-personne-anti-masque-den-porter-un-145503\" target=\"_blank\" rel=\"noreferrer noopener\" aria-label=\"The Conversation (s\u2019ouvre dans un nouvel onglet)\">The Conversation<\/a>, Claire Hooker, Senior Lecturer and Coordinator, Health and Medical Humanities \u00e0 l\u2019Universit\u00e9 de Sydney, il est important de faire attention \u00e0 ses propres \u00e9motions afin qu\u2019elles ne brouillent pas le message. Montrer son anxi\u00e9t\u00e9, sa peur, sa r\u00e9action outrag\u00e9e, devenir col\u00e9rique peuvent perturber le message et braquer l\u2019interlocuteur.<\/p>\n\n\n\n<p>De plus, la pand\u00e9mie augmente le risque de mauvaise\ncommunication. Dans une situation de stress ou d\u2019\u00e9motion forte, le cerveau peut\nd\u00e9clencher les processus de \u00ab combat-fuite \u00bb affectant la mani\u00e8re de communiquer\net la r\u00e9ception des messages.<\/p>\n\n\n\n<p>Si une personne refuse de porter un <strong>masque<\/strong>, elle a l\u2019impression de garder le contr\u00f4le, ou d\u2019\u00eatre une \u00ab personne \u00e0 probl\u00e8me \u00bb. Ainsi, insister pour qu\u2019une personne porte le masque, peut l\u2019inciter \u00e0 se mettre sur la d\u00e9fensive. Or, cette posture la rend moins dispos\u00e9e \u00e0 \u00e9couter et \u00e0 \u00e9valuer les informations correctement. Critiquer l\u2019opinion de quelqu\u2019un peut l\u2019amener \u00e0 s\u2019ancrer plus fermement encore dans ses croyances.<\/p>\n\n\n\n<p>Une bonne communication requiert une bonne pr\u00e9paration. Selon\nles auteurs du livre Crucial Conversations, il faut en premier lieu se\nquestionner sur le r\u00e9sultat vis\u00e9 et sur la relation \u00e0 mettre en place. Cette\nderni\u00e8re doit rester respectueuse et les canaux de communication doivent rester\nouverts. II est donc pr\u00e9f\u00e9rable de n\u00e9gocier avec l\u2019interlocuteur un changement\nde comportement afin de r\u00e9duire les dommages. De plus, il est utile de\ncomprendre et respecter ses valeurs, et d\u2019identifier celles qui sont communes\naux n\u00f4tres.<\/p>\n\n\n\n<p>Demander les raisons pour lesquelles une personne ne porte\npas de masque peut aussi s\u2019av\u00e9rer utile. En effet, permettre \u00e0 son\ninterlocuteur la possibilit\u00e9 d\u2019\u00eatre entendu r\u00e9duit les attitudes d\u00e9fensives.<\/p>\n\n\n\n<p>Acquiescer jusqu\u2019\u00e0 un certain point peut \u00eatre utile pour la\nn\u00e9gociation. L\u2019empathie peut aussi contribuer \u00e0 pr\u00e9server une relation tout en\nposant une limite.<\/p>\n\n\n\n<p>Des travaux ont r\u00e9v\u00e9l\u00e9 que certains groupes masculins \u2013 notamment les plus jeunes, ceux dont les opinions politiques sont davantage conservatrices, ceux dont le niveau de connaissances sur la sant\u00e9 est faible, ainsi que les hommes qui suivent les valeurs traditionnelles de masculinit\u00e9, sont parmi les plus susceptibles de r\u00e9sister au port du masque.<\/p>\n\n\n\n<p>Les femmes se sont moins exprim\u00e9es \u00e0 la t\u00e9l\u00e9vision et \u00e0 la radio. Dans leur article diffus\u00e9 sur le site Internet <a rel=\"noreferrer noopener\" aria-label=\" (s\u2019ouvre dans un nouvel onglet)\" href=\"https:\/\/larevuedesmedias.ina.fr\/temps-parole-femmes-hommes-confinement-tv-radio\" target=\"_blank\">La Revue des Medias<\/a>, R\u00e9mi Uro et David Doukhan, ing\u00e9nieurs de recherche \u00e0 l\u2019INA, citent une \u00e9tude r\u00e9alis\u00e9e par le CSA, sur 89 heures de programmes (six cha\u00eenes de t\u00e9l\u00e9vision et deux stations de radio). Elle a montr\u00e9 que si la proportion de <strong>femmes<\/strong> \u00e0 l\u2019antenne n\u2019avait pas \u00e9t\u00e9 affect\u00e9e par la pand\u00e9mie, celle des femmes expertes avait fortement diminu\u00e9. De plus, selon une \u00e9tude effectu\u00e9e par l\u2019INA, la parole d\u2019autorit\u00e9 avait \u00e9t\u00e9 majoritairement masculine. <\/p>\n\n\n\n<p>Les ing\u00e9nieurs ont, quant \u00e0 eux, mesur\u00e9 l\u2019incidence de la\ncrise sur la programmation des cha\u00eenes gr\u00e2ce \u00e0 une intelligence artificielle\nentra\u00een\u00e9e \u00e0 distinguer les voix d\u2019hommes et de femmes. Elle permet de mesurer\nle temps de parole respectif de ces cat\u00e9gories d\u2019individus. Cette approche\nautomatique a \u00e9t\u00e9 utilis\u00e9e pour traiter exhaustivement 700 000 heures d\u2019antenne\ndiffus\u00e9es sur 22 stations de radio et 35 cha\u00eenes de t\u00e9l\u00e9vision du 1er septembre\n2018 au 1<sup>er<\/sup> septembre 2020.<\/p>\n\n\n\n<p>Selon les r\u00e9sultats de leurs mesures, le temps de parole des\nfemmes \u00e0 la t\u00e9l\u00e9vision connait de nombreuses variations quotidiennes et\nsaisonni\u00e8res. Les chercheurs mettent en \u00e9vidence une diminution du temps de\nparole des femmes pendant la p\u00e9riode de confinement s\u2019\u00e9tendant du 17 mars au 11\nmai 2020. <\/p>\n\n\n\n<p>L\u2019\u00e9tat des lieux de la pr\u00e9sence vocale des femmes \u00e0 la\nt\u00e9l\u00e9vision pendant le confinement confirme un paysage o\u00f9 la parole masculine\nreste majoritaire. N\u00e9anmoins, les femmes s\u2019expriment plus sur les cha\u00eenes\npubliques que sur les cha\u00eenes priv\u00e9es th\u00e9matiques (20 %).<\/p>\n\n\n\n<p>Pour l\u2019ensemble des cat\u00e9gories de cha\u00eenes, on a pu observer\nune baisse du pourcentage de temps de parole des femmes pendant le confinement.\nCette baisse a \u00e9t\u00e9 maximale pour les cha\u00eenes th\u00e9matiques (une baisse de -15,3\n%) et les cha\u00eenes d\u2019information en continu priv\u00e9es (-11,4 %).<\/p>\n\n\n\n<p>Enfin, la crise de la Covid-19 a eu peu de cons\u00e9quences sur la pr\u00e9sence vocale des femmes pendant les principaux journaux t\u00e9l\u00e9vis\u00e9s nationaux. Toutefois, une hausse du temps de parole des femmes (+ 7 %) a \u00e9t\u00e9 not\u00e9e sur Arte.<\/p>\n\n\n\n<h2>Information et communication<\/h2>\n\n\n\n<p>La consommation des m\u00e9dias n\u2019est pas uniforme sur la plan\u00e8te mais il existe des points communs. Justine Rodier, Journaliste de <a href=\"https:\/\/larevuedesmedias.ina.fr\/5-tendances-mondiales-de-la-consommation-information\" target=\"_blank\" rel=\"noreferrer noopener\" aria-label=\"La Revue des m\u00e9dias (s\u2019ouvre dans un nouvel onglet)\">La Revue des m\u00e9dias<\/a>, r\u00e9v\u00e8le les r\u00e9sultats de l\u2019enqu\u00eate du Reuters Institute for the Study of Journalism de l\u2019universit\u00e9 d\u2019Oxford sur la <strong>consommation d\u2019informations <\/strong>dans le monde. Au-del\u00e0 du constat d\u2019une forte consommation d\u2019information lors du d\u00e9but de la crise sanitaire, cinq tendances ressortent de cette \u00e9tude.<\/p>\n\n\n\n<p>La baisse de la confiance dans les m\u00e9dias est mondiale et se\npoursuit. Cette ann\u00e9e, seulement 38 % des personnes interrog\u00e9es font confiance\naux m\u00e9dias. Seuls six pays ont des niveaux de confiance sup\u00e9rieurs \u00e0 50 %,\ncomme la Finlande et le Portugal (56). En Cor\u00e9e du Sud, le chiffre est le plus\nfaible (21 %) et la France 23 %. La plus grande chute de confiance (-16 points)\nconcerne Hong Kong (30 %) et s\u2019explique, selon le rapport, par le projet de loi\nd\u2019extradition et les violentes manifestations qui s\u2019ensuivirent. Dans\nl\u2019ensemble, les m\u00e9dias de service public sont consid\u00e9r\u00e9s les plus fiables,\nnotamment en Europe du Nord o\u00f9 ils b\u00e9n\u00e9ficient d\u2019une forte tradition\nd\u2019ind\u00e9pendance.<\/p>\n\n\n\n<p>Par ailleurs, le r\u00e9chauffement climatique est une pr\u00e9occupation importante pour la population. Selon le rapport, 69 % des personnes interrog\u00e9es consid\u00e8rent que ce probl\u00e8me grave doit \u00eatre abord\u00e9 par les m\u00e9dias. La France se situe un peu en de\u00e7\u00e0 de la moyenne mondiale, avec 63 %. <\/p>\n\n\n\n<p>En outre, le Reuters Institute note une augmentation significative\ndes paiements pour les informations en ligne, notamment dans les pays\nscandinaves. Le Royaume-Uni est l\u2019un des pays o\u00f9 l\u2019on paie le moins pour les\ninformations en ligne (7 %), suivi de peu par la France, avec 10 %. Partout,\nune hausse a \u00e9t\u00e9 observ\u00e9e durant la crise sanitaire.<\/p>\n\n\n\n<p>Dans la plupart des pays, les journaux locaux et leurs sites\nweb restent la principale source d\u2019information de proximit\u00e9 (quatre personnes\nsur dix). Mais les \u00e9diteurs d\u2019actualit\u00e9s locales et r\u00e9gionales connaissent la\nconcurrence des r\u00e9seaux sociaux, utilis\u00e9s par 31 % des r\u00e9pondants. D\u2019ailleurs,\nle Reuters Institute sugg\u00e8re aux m\u00e9dias locaux de d\u00e9velopper leurs audiences\nvia des plateformes telles que Facebook, Twitter, YouTube et Snapchat.<\/p>\n\n\n\n<p>Enfin, l\u2019enqu\u00eate montre une hausse globale de l\u2019\u00e9coute des podcasts, qui atteint 31 % sur l\u2019ensemble des vingt pays \u00e9tudi\u00e9s. Elle souligne aussi une baisse de la consommation de podcasts au d\u00e9but de la p\u00e9riode de confinement, car les \u00e9coutes sont r\u00e9alis\u00e9es majoritairement dans les transports ou en dehors du domicile.<\/p>\n\n\n\n<p>S\u2019il y a une m\u00e9fiance envers les m\u00e9dias, il existe aussi une d\u00e9fiance vis-\u00e0-vis de la <strong>communication d\u2019entreprise<\/strong>. Pour le site Internet des <a rel=\"noreferrer noopener\" aria-label=\"Echos (s\u2019ouvre dans un nouvel onglet)\" href=\"https:\/\/business.lesechos.fr\/directions-marketing\/marketing\/positionnement\/0603903315599-peut-on-combiner-sincerite-et-communication-d-entreprise-339695.php\" target=\"_blank\">Echos<\/a>, Olivier Cimeli\u00e8re, directeur adjoint ESJ Pro Entreprise, a partag\u00e9, dans sa chronique, les r\u00e9sultats d\u2019une r\u00e9cente \u00e9tude de Via Voice et We Are Com montrant un d\u00e9saveu vis-\u00e0-vis de la communication des entreprises, consid\u00e9r\u00e9 majoritairement comme insinc\u00e8re. Face \u00e0 la pand\u00e9mie de Covid-19, selon 30 % des personnes interrog\u00e9es, les entreprises ont voulu communiquer positivement mais seulement 14 % consid\u00e8rent que ces actions de communication sont des preuves d&rsquo;un engagement soci\u00e9tal. Beaucoup d&rsquo;acteurs \u00e9conomiques ont jug\u00e9, en effet, que leur effort de guerre sanitaire constituait une implication plus durable et permanente dans le temps. <\/p>\n\n\n\n<p>Or 53 % du panel est convaincu que la sinc\u00e9rit\u00e9 ne\nrepr\u00e9sente pas un risque \u00e9lev\u00e9 pour l&rsquo;entreprise. De plus, 55 % trouvent que ne\npas avoir une communication sinc\u00e8re augmente le risque que certaines faiblesses\nsoient d\u00e9couvertes au d\u00e9triment de l&rsquo;entreprise. Enfin, 67 % pensent qu\u2019il faut\nexpliquer ses points faibles et les corriger si possible.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Le port du masque, la parole des femmes dans les m\u00e9dias, les 5 tendances mondiales de la consommation de l\u2019information et le manque de sinc\u00e9rit\u00e9 de la communication d\u2019entreprise&nbsp;: voici les diff\u00e9rents points d\u00e9velopp\u00e9s dans cette revue de web automnale&#8230;.<\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":2589,"comment_status":"closed","ping_status":"closed","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":[],"categories":[377],"tags":[63,458,510,509,136,152,226,26,508,24,497,474,336,313,49],"_links":{"self":[{"href":"http:\/\/www.valerie-brenugat.fr\/site\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/2587"}],"collection":[{"href":"http:\/\/www.valerie-brenugat.fr\/site\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"http:\/\/www.valerie-brenugat.fr\/site\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"http:\/\/www.valerie-brenugat.fr\/site\/wp-json\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"http:\/\/www.valerie-brenugat.fr\/site\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=2587"}],"version-history":[{"count":12,"href":"http:\/\/www.valerie-brenugat.fr\/site\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/2587\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":2600,"href":"http:\/\/www.valerie-brenugat.fr\/site\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/2587\/revisions\/2600"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"http:\/\/www.valerie-brenugat.fr\/site\/wp-json\/wp\/v2\/media\/2589"}],"wp:attachment":[{"href":"http:\/\/www.valerie-brenugat.fr\/site\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=2587"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"http:\/\/www.valerie-brenugat.fr\/site\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=2587"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"http:\/\/www.valerie-brenugat.fr\/site\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=2587"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}