{"id":2658,"date":"2020-12-31T13:45:20","date_gmt":"2020-12-31T12:45:20","guid":{"rendered":"http:\/\/www.valerie-brenugat.fr\/site\/?p=2658"},"modified":"2020-12-31T13:48:27","modified_gmt":"2020-12-31T12:48:27","slug":"revue-de-web-decembre-5","status":"publish","type":"post","link":"http:\/\/www.valerie-brenugat.fr\/site\/revue-de-web-decembre-5\/","title":{"rendered":"REVUE DE WEB DECEMBRE"},"content":{"rendered":"\n<p>Les influenceurs fran\u00e7ais, la strat\u00e9gie de la presse quotidienne sur les r\u00e9seaux sociaux destin\u00e9es aux jeunes et la communication sur la sant\u00e9 : voici les th\u00e8mes de cette revue de web qui cl\u00f4ture cette ann\u00e9e 2020 ent\u00e2ch\u00e9e par le Covid-19.<\/p>\n\n\n\n<h2>De l&rsquo;influence aux jeunes<\/h2>\n\n\n\n<p>Les influenceurs sur les r\u00e9seaux sociaux sont des vecteurs de la communication des marques. Estelle Raffin, journaliste, commente une \u00e9tude de Reech sur les influenceurs fran\u00e7ais en 2020 pour le site Internet <a rel=\"noreferrer noopener\" href=\"https:\/\/www.blogdumoderateur.com\/etude-chiffres-cles-influenceurs-francais-2020\/\" target=\"_blank\">Blogdumod\u00e9rateur<\/a> : profils, plateformes et usages privil\u00e9gi\u00e9s, collaborations avec les marques, revenus\u2026 Instagram demeure la plateforme o\u00f9 les influenceurs sont les plus actifs. Cette \u00e9tude a \u00e9t\u00e9 effectu\u00e9e suite \u00e0 un sondage de plus de 1400 influenceurs fran\u00e7ais, entre le 23 octobre et le 8 novembre 2020. Elle est consacr\u00e9e \u00e0 la relation entre les influenceurs et les marques. Les<strong> influenceurs<\/strong> pr\u00e9f\u00e8rent \u00eatre consid\u00e9r\u00e9s comme des \u00ab cr\u00e9ateurs de contenus \u00bb. 3\/4 de ces influenceurs sont surtout des cr\u00e9atrices de contenus, car 74 % sont des femmes. La tranche 19-35 ans repr\u00e9sente 70 % des cr\u00e9ateurs avec une moyenne d\u2019\u00e2ge \u00e0 30 ans (+1 an par rapport \u00e0 l\u2019ann\u00e9e derni\u00e8re). De plus, une minorit\u00e9 des influenceurs exercent cette activit\u00e9 \u00e0 temps plein. La majorit\u00e9 exercent d\u00e9j\u00e0 un travail \u00e0 c\u00f4t\u00e9 ou sont encore \u00e9tudiants.<br>Parmi leurs sujets pr\u00e9f\u00e9r\u00e9s, figurent Lifestyle (87 %), Loisirs (43 %), Culture (10 %), Engagement (10 %) et Business et Entreprenariat (3 %). Concernant les plateformes et usages, Instagram (94 %), Facebook (31 %) et le blog (25%) sont privil\u00e9gi\u00e9s. Si Instagram reste leur r\u00e9seau pr\u00e9f\u00e9r\u00e9, de nombreux influenceurs prometteurs font encore appel au blog. Parmi les changements notables cette ann\u00e9e : YouTube d\u00e9passe Twitter et occupe la 4e place, TikTok d\u00e9passe Snapchat et arrive en 7e place. Par ailleurs , 3 nouvelles entr\u00e9es sont \u00e0 souligner dans le classement : Twitch, le Podcast et Mapstr. Cette ann\u00e9e, les influenceurs se sont inscrits sur les plateformes o\u00f9 TikTok se place largement en t\u00eate : pr\u00e8s de la moiti\u00e9 des influenceurs interrog\u00e9s (41 %) se sont inscrits \u00e0 l\u2019application de vid\u00e9os courtes cette ann\u00e9e.<br>Par ailleurs, une plateforme est choisie par l&rsquo;influenceur en fonction de son appartenance \u00e0 une g\u00e9n\u00e9ration pr\u00e9cise. Si les plateformes telles que Snapchat, TikTok et Twitch vont \u00eatre pris\u00e9es par les plus jeunes (24-26 ans de moyenne), Facebook, LinkedIn et Pinterest sont pr\u00e9f\u00e9r\u00e9s par les personnes \u00e2g\u00e9es de plus de 30 ans (34-35 ans en moyenne).<br>A propos des usages sur Instagram, les types de posts les plus utilis\u00e9s sont les suivants : simples (90 %), carrousel (56 %) et vid\u00e9o (30 %). Concernant les stories, les simples sont les plus utilis\u00e9es (82%), ensuite les \u00ab sondage \u00bb (60 %), les \u00ab questions \u00bb (48 %) et les \u00ab quiz \u00bb (21%). Enfin, la derni\u00e8re fonctionnalit\u00e9 Instagram, les Reels, est d\u00e9j\u00e0 \u00e9t\u00e9 employ\u00e9e par 28 % des cr\u00e9ateurs.<br>Le marketing d\u2019influence est devenu un r\u00e9el levier strat\u00e9gique pour les marques. 81 % des influenceurs ont obtenu au moins 1 partenariat cette ann\u00e9e. 51 % des influenceurs ont eu plus de demandes de partenariats qu\u2019en 2019. 47 % d\u00e9clarent avoir \u00e9t\u00e9 contact\u00e9s davantage en direct par les marques.<br>Parmi les 3 plateformes les plus employ\u00e9es pour les partenariats, figurent Instagram (87 %), le Blog (24 %) et YouTube (24 %). Quant \u00e0 TikTok plus en vogue occupe la 5e place du classement. De plus, une \u00e9mergence de la pratique de l\u2019amplification du contenu permet aux marques de faire de l\u2019achat m\u00e9dia directement sur le contenu, et au nom du cr\u00e9ateur. Cette ann\u00e9e, 45 % des cr\u00e9ateurs ayant eu un partenariat en 2020 ont d\u00e9j\u00e0 fait appel \u00e0 l\u2019amplification de contenu. 73 % des cr\u00e9ateurs se d\u00e9clarent favorables \u00e0 cette pratique seulement si la marque les implique dans le projet (plus de transparence), et 63 % souhaitent \u00eatre r\u00e9mun\u00e9r\u00e9s en cons\u00e9quence.<br>L\u2019\u00e9tude montre \u00e9galement que la moyenne des r\u00e9mun\u00e9ration conna\u00eet une augmentation de 15 % en 2020 malgr\u00e9 la crise. Le nombre de propositions de partenariats a augment\u00e9 de 51 % par rapport \u00e0 l\u2019ann\u00e9e derni\u00e8re, le premier confinement aurait finalement impact\u00e9 les demandes et la r\u00e9mun\u00e9ration qu\u2019\u00e0 court terme. La majorit\u00e9 des cr\u00e9ateurs ne vivent pas de cette activit\u00e9. seuls 6 % d\u2019entre eux gagnent plus de 20 000 \u20ac par an gr\u00e2ce \u00e0 leur activit\u00e9 d\u2019influenceur. Pour les revenus moyens, ils augmentent de 8 % cette ann\u00e9e.<br>La crise li\u00e9e \u00e0 la pand\u00e9mie mondiale et les confinements associ\u00e9s, auront permis aux cr\u00e9ateurs d\u2019augmenter leur rythme de publication (35 %). Plus de la moiti\u00e9 (57 %) d\u00e9clarent aussi avoir davantage interagi avec leur communaut\u00e9. En outre, 50 % des cr\u00e9ateurs notent avoir acc\u00e9l\u00e9r\u00e9 la croissance de leur communaut\u00e9 cette ann\u00e9e. Par ailleurs, les cr\u00e9ateurs ont pu traiter de nouveaux sujets (51%), en mettre de c\u00f4t\u00e9 (35 %) et en abandonner certains (18 %). Enfin, 1 seul cr\u00e9ateur sur 3 n&rsquo;a pas chang\u00e9 leurs pratiques malgr\u00e9 la crise sanitaire.<br><br>Les r\u00e9seaux sociaux destin\u00e9s aux jeunes figurent aussi dans la strat\u00e9gie de d\u00e9veloppement de la presse quotidienne. Jean-Marie Charon, sociologue sp\u00e9cialis\u00e9 dans l\u2019\u00e9tude des m\u00e9dias, rattach\u00e9 au Centre d\u2019\u00e9tude des mouvements sociaux (EHESS) et Ad\u00e9nora Pigeolat, \u00e9tudiante en droit \u00e0 l&rsquo;universit\u00e9 Le Havre \u2013 Normandie, ont \u00e9tudi\u00e9 les innovations de la presse quotidienne concernant les r\u00e9seaux sociaux destin\u00e9s aux jeunes pour le site Internet <a rel=\"noreferrer noopener\" href=\"https:\/\/larevuedesmedias.ina.fr\/innovation-presse-quotidienne-tik-tok-instagram-snapchat-jeunes\" data-type=\"URL\" data-id=\"https:\/\/larevuedesmedias.ina.fr\/innovation-presse-quotidienne-tik-tok-instagram-snapchat-jeunes\" target=\"_blank\">La revue des M\u00e9dias<\/a>.<br>Les quotidiens nationaux misent, en effet, sur les <strong>r\u00e9seaux sociaux<\/strong> pris\u00e9s par les 15-30 ans. Ainsi, Le Figaro a cr\u00e9\u00e9 une \u00ab\u00e9quipe stories \u00bb, destin\u00e9e \u00e0 produire des contenus sur un ensemble de plateformes dont TikTok, Snapchat et Instagram. Au Monde, plus d\u2019une dizaine de journalistes produisent les contenus informatifs destin\u00e9s \u00e0 ces m\u00eames utilis\u00e9s par les publics jeunes depuis plusieurs ann\u00e9es. L\u2019\u00c9quipe et 20 Minutes ont opt\u00e9, quant \u00e0 eux, pour des organisation diff\u00e9rentes, mais ils sont aussi pr\u00e9sents sur ces r\u00e9seaux sociaux. Pour l&rsquo;instant, les investissements connaissent tr\u00e8s peu de retomb\u00e9es financi\u00e8res \u00e0 court terme. Or les mod\u00e8les \u00e9conomiques des quotidiens nationaux sont sous tension.<br>Le dernier point IREP \u2013 Kantar (Barom\u00e8tre unifi\u00e9 du march\u00e9 publicitaire du 10 novembre 2020) note une baisse de la publicit\u00e9 pour les neuf premiers mois de 2020, de -24 % pour les quotidiens nationaux et -33,6 % pour les gratuits. Ce d\u00e9clin s\u2019inscrit dans une tendance \u00e0 la baisse depuis plus d\u2019une d\u00e9cennie (environ -5 \u00e0 -6 % par an), il a  augment\u00e9 \u00e0 cause de la pand\u00e9mie de Covid-19. Du c\u00f4t\u00e9 de la diffusion, selon les statistiques de septembre de l\u2019ACPM, le recul est de -11,04 %, sur un an pour les versions imprim\u00e9es. En revanche, avec le num\u00e9rique, le solde est l\u00e9g\u00e8rement positif \u00e0 +2,7 %. Par ailleurs, selon l\u2019\u00e9tude IPSOS Global Advisor de d\u00e9but novembre dernier, seuls 7 % des Fran\u00e7ais paient pour de l\u2019information et seulement 15 % sont pr\u00eats \u00e0 payer pour une information de qualit\u00e9.<br>Outre les dispositifs qu\u2019elle n\u00e9cessite, l\u2019innovation pour les quotidiens nationaux est frein\u00e9e par le manque de savoir-faire, or elle requiert un rythme soutenu. Au milieu de la d\u00e9cennie 2010, des laboratoires ou \u00ab labs \u00bb sont apparus : leur fonction est de piloter la R &amp; D. Ainsi, chez le groupe Centre France, le Lab a \u00e9t\u00e9 cr\u00e9\u00e9 en 2014. Une approche \u00ab mode projet \u00bb a \u00e9t\u00e9 adopt\u00e9e : \u00ab quatre \u00e0 cinq journalistes \u00bb d\u00e9veloppent, au sein de la r\u00e9daction et en interaction avec les diff\u00e9rents services, une id\u00e9e, qu\u2019ils ont eue ou qui leur est confi\u00e9e. Ainsi, le cas de d\u00e9veloppements int\u00e9ressants sur les r\u00e9seaux sociaux am\u00e8nent \u00e0 maturit\u00e9 des offres qui s\u2019ins\u00e9rent dans la strat\u00e9gie de conqu\u00eate d\u2019abonnements d\u2019un nouveau public.<br>Le premier but des quotidiens s\u2019engageant sur ces r\u00e9seaux sociaux sont l\u2019\u00e9largissement et le rajeunissement du public payant l\u2019information. Le second : l\u2019exp\u00e9rimentation, l\u2019apprentissage de mani\u00e8res de travailler, des types de r\u00e9cits associant l\u2019image et la vid\u00e9o. Ainsi, Louis Dreyfus commente la strat\u00e9gie du Monde dans \u00ab\u00a0Les m\u00e9dias se mettent \u00e0 table\u00a0\u00bb : \u00ab [\u2026] Sur la cha\u00eene Snapchat Discover, on doit avoir \u00e0 peu pr\u00e8s 1,5 millions d\u2019ados qui sont abonn\u00e9s gratuitement au fil du Monde. Supposons que je n\u2019en garde que 10 % [d&rsquo;abonn\u00e9s], donc 150 000. Le pari est gagn\u00e9. \u00bb<br>Pour les titres proposant une offre sur les derniers r\u00e9seaux sociaux en vogue, leur ligne \u00e9ditoriale est d\u00e9clin\u00e9e dans la grammaire de chacun de ces r\u00e9seaux. Chaque titre choisit la fa\u00e7on de s\u2019exprimer en direction du public vis\u00e9. Ainsi le Monde a opt\u00e9 pour la \u00ab p\u00e9dagogie \u00bb, et le \u00ab service public \u00bb. Quant au Figaro, il privil\u00e9gie l\u2019angle des \u00ab d\u00e9bats et de l\u2019opinion \u00bb. Ces partis-pris d\u2019organisation varient sensiblement d\u2019un titre \u00e0 l\u2019autre, selon les moyens, l&rsquo;approche de l\u2019innovation et des publics vis\u00e9s. Quatre grandes options peuvent \u00eatres prises par certains titres .<br>La premi\u00e8re est de constituer des \u00e9quipes d\u00e9di\u00e9es. Plusieurs journalistes d\u00e9veloppent des contenus pour plusieurs r\u00e9seaux sociaux destin\u00e9s aux jeunes. Quant \u00e0 la deuxi\u00e8me option, elle consiste \u00e0 \u00e9largir les comp\u00e9tences d\u2019un service de la r\u00e9daction. Ainsi, Le Monde a confi\u00e9 au service photo, la t\u00e2che d&rsquo;alimenter Instagram. Depuis 2016, au Figaro, une \u00e9quipe \u00ab social media \u00bb compos\u00e9e de six journalistes anime les r\u00e9seaux sociaux : Facebook, Twitter et Youtube.<br>La troisi\u00e8me option, mise en place \u00e0 20 Minutes pour d\u00e9velopper \u00ab Oh my Fake ! \u00bb sur Snapchat Discover, est bas\u00e9e sur un partenariat-sous-traitance, avec un pure player d\u2019information vid\u00e9o, Spicee. Outre ces intervenants ext\u00e9rieurs, la conception et la conduite de chaque offre sont assur\u00e9es par le \u00ab p\u00f4le participatif \u00bb de la r\u00e9daction.<br>Enfin, la quatri\u00e8me option a \u00e9t\u00e9 adopt\u00e9e par des titres europ\u00e9ens, comme Le Soir de Bruxelles ou Le Temps. Il consite \u00e0 faire appel \u00e0 des jeunes en \u00e9coles de journalisme, pour des interventions limit\u00e9es dans la dur\u00e9e (stages). Leur vocation est de tester un support et un parti pris \u00e9ditorial. Par ailleurs, Louis Dreyfus \u00e9voque \u00e9galement cette question \u00e0 propos du recrutement de jeunes, qui pourraient stimuler la cr\u00e9ativit\u00e9 des \u00e9quipes travaillant en mode projet avec un regard diff\u00e9rent de celui de la r\u00e9daction.<br>En travaillant sur diff\u00e9rents r\u00e9seaux sociaux, les \u00e9quipes apprenent l\u2019agilit\u00e9 en s&rsquo;adaptant en fonction des sujets d\u2019actualit\u00e9 choisis, dans le traitement de l&rsquo;information et la grammaire de r\u00e9seaux. Les r\u00e9seaux sociaux jeunes reposant sur l\u2019image, la vid\u00e9o, des infographies anim\u00e9es, n\u00e9cessitent la pr\u00e9sence de motion designers dans ces \u00e9quipes. Le d\u00e9fi d\u2019organisation est donc important pour faciliter la cr\u00e9ativit\u00e9 et l\u2019agilit\u00e9 et les interrelations de ces \u00e9quipes avec le reste de la r\u00e9daction.<br>Avec 1,9 millions d\u2019abonn\u00e9s sur Instagram pour L\u2019\u00c9quipe, 1,4 millions sur Snapchat pour Le Monde et 200 000 pour 20 Minutes, la conqu\u00eate d\u2019audiences jeunes est plut\u00f4t avanc\u00e9e. La transformation en abonnements num\u00e9riques payants reste encore \u00e0 concr\u00e9tiser dans les ann\u00e9es \u00e0 venir.<\/p>\n\n\n\n<iframe loading=\"lazy\" width=\"638\" height=\"350\" src=\"https:\/\/www.youtube.com\/embed\/B9meuk_oIEU\" frameborder=\"0\" allow=\"accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture\" allowfullscreen=\"\"><\/iframe>\n\n\n\n<h2>Le m\u00e9dicament, le vaccin et la communication<\/h2>\n\n\n\n<p>La communication \u00e0 propos des m\u00e9dicaments passe \u00e9galement par les r\u00e9seaux sociaux. Pour le site Internet de <a rel=\"noreferrer noopener\" href=\"https:\/\/culture-rp.com\/marketing-com\/une-com-simple-et-pedagogique-pour-eviter-detre-anxiogene\/\" data-type=\"URL\" data-id=\"https:\/\/culture-rp.com\/marketing-com\/une-com-simple-et-pedagogique-pour-eviter-detre-anxiogene\/\" target=\"_blank\">Culture RP<\/a>, Carine Zanchetta, r\u00e9dactrice web a interview\u00e9 Rose-Marie Tunier, Directrice de la communication et de l\u2019information de l\u2019Agence nationale de s\u00e9curit\u00e9 du m\u00e9dicament et des produits de sant\u00e9 (ANSM) et d\u00e9crypte, entre autres, cette communication digitale.Selon cette derni\u00e8re, les enjeux de <strong>communication<\/strong> sont cruciaux pour faire connaitre leurs missions et expliquer les d\u00e9cisions prises. Comme les m\u00e9dicaments ne sont pas des produits comme les autres, ils entrainent beaucoup de d\u00e9bats. \u00catre attentive, \u00e9couter, expliquer, convaincre est le quotidien de cette communicante. La communication dans ce secteur d&rsquo;activit\u00e9 consiste \u00e0 \u00eatre continuellement en gestion de risques, anticiper et travailler en syst\u00e8me ouvert de dialogue et de concertation avec les parties prenantes. L&rsquo;organisme fonctionne en permanence en coll\u00e9gialit\u00e9 et en interactions avec les associations de patients, m\u00e9decins, pharmaciens, scientifiques \u2026 Ainsi, avant de prendre une d\u00e9cision, il organise, des auditions publiques qui retransmises en direct, rassemblent patients professionnels et experts de sant\u00e9. Il sollicite \u00e9galement des experts, comme des sociologues ou des philosophes parce que l\u2019ANSM doit comprendre le monde et les enjeux de soci\u00e9t\u00e9 dans lesquels elle \u00e9volue.<br>Rose-Marie Tunier trouve d\u00e9j\u00e0 que le m\u00e9tier de communiquant est engageant, mais l\u2019exercer pour le service public dont la vocation est la s\u00e9curit\u00e9 des patients, lui conf\u00e8re une responsabilit\u00e9 particuli\u00e8re. Selon elle, il faut rester tr\u00e8s attentif \u00e0 la port\u00e9e de ses actes et de ses d\u00e9cisions.<br>En outre, la France a cr\u00e9\u00e9 de nombreux acteurs \u2013 DGS, HAS, ARS\u2026- dans le secteur de la sant\u00e9 publique avec des missions particuli\u00e8res et compl\u00e9mentaires. Ces acteurs communiquent de fa\u00e7on conjointe et en synergie sur des sujets transversaux. Leur investissement sur les m\u00e9dias sociaux est relativement nouveau. Depuis environ 3 ans, les r\u00e9seaux rendent possible l\u2019identification des leaders d\u2019opinion, des groupes de patients\u2026 sensibles \u00e0 leurs d\u00e9cisions, d\u2019\u00e9largir leur audience et sont aussi des canaux de diffusion pour leurs informations. Les comptes Twitter et LinkedIn de l&rsquo;ANSM sont, d\u2019ailleurs, suivis par des publics de plus en plus nombreux : + 30% de followers sur Twitter et + 60% abonn\u00e9s LinkedIn cette ann\u00e9e.<br>Avec l\u2019aide des parties prenantes, le site internet de l&rsquo;ANSM a \u00e9t\u00e9 modifi\u00e9. Plus moderne, plus vivant, accessible et pratique, il informera tous les publics, sur des m\u00e9dicaments et des produits de sant\u00e9 et de leur bon emploi. En outre, l&rsquo;agence communique de plus en plus avec les m\u00e9dias traditionnels de mani\u00e8re dynamique, proactive, et p\u00e9dagogique.<br>Si la communication autour du Covid-19 est principalement g\u00e9r\u00e9e par le Minist\u00e8re de la sant\u00e9, l&rsquo;ANSM y contribue et son exp\u00e9rience de la gestion des risques l&rsquo;aide beaucoup. Concernant le fonctionnement de la pharmacovigilance, les essais cliniques, l\u2019approvisionnement des m\u00e9dicaments ou les dispositifs m\u00e9dicaux innovants, elle est p\u00e9dagogique.<br>Si l\u2019ANSM n&rsquo;adopte plus vraiment une communication de crise comme lors du premier confinement, n\u00e9anmoins, il se penche sur des questions \u00e0 haute tension du Covid et b\u00e9n\u00e9ficie de l\u2019exp\u00e9rience et du recul de la premi\u00e8re p\u00e9riode. L&rsquo;arriv\u00e9e des vaccins en France en 2021 suscitera donc toute leur attention tout en n\u00e9gligeant pas d&rsquo;autres sujets urgents.<\/p>\n\n\n\n<p>Une communication adapt\u00e9e permet de convaincre les fran\u00e7ais de se faire vacciner contre le Covid-19. Pour le site Internet de <a rel=\"noreferrer noopener\" href=\"https:\/\/theconversation.com\/comment-convaincre-les-francais-de-se-faire-vacciner-contre-la-covid-19-151736\" data-type=\"URL\" data-id=\"https:\/\/theconversation.com\/comment-convaincre-les-francais-de-se-faire-vacciner-contre-la-covid-19-151736\" target=\"_blank\">The Conversation,<\/a> Linda Cambon, enseignant chercheur \u00e0 l&rsquo;Universit\u00e9 de Bordeaux et Fran\u00e7ois Alla, Professeur de sant\u00e9 publique \u00e0 l&rsquo;Universit\u00e9 de Bordeaux et Micha\u00ebl Schwarzinger, m\u00e9decin de sant\u00e9 publique \u00e0 l&rsquo;Inserm s&rsquo;expriment sur la mani\u00e8re de communiquer pour convaincre les fran\u00e7ais de se faire vacciner. Ils ont effectu\u00e9 une analyse crois\u00e9e de l\u2019enqu\u00eate CoVaPred, des donn\u00e9es de la litt\u00e9rature via une revue des m\u00e9ta-analyses et revues syst\u00e9matiques portant sur les facteurs impliqu\u00e9s dans la d\u00e9cision vaccinale non obligatoire et des th\u00e9ories pr\u00e9dictives des comportements \u00e0 faible\/moyenne pers\u00e9v\u00e9rance. Quatre piliers cl\u00e9s d\u2019une future campagne de <strong>vaccination <\/strong>et et les conditions de sa r\u00e9ussite ont \u00e9t\u00e9 identifi\u00e9es.<br>La litt\u00e9rature scientifique met en \u00e9vidence le n\u00e9cessaire \u00e9quilibre \u00e0 trouver entre la perception du b\u00e9n\u00e9fice contre la maladie et celle du risque li\u00e9 au vaccin. Dans le cas de la Covid-19, cette perception b\u00e9n\u00e9fice\/risque est d\u2019autant plus importante \u00e0 prendre en compte que la perception de la s\u00e9curit\u00e9 des vaccins remise en cause par des proc\u00e9d\u00e9s rapides de leur d\u00e9veloppement et que la gravit\u00e9 de la maladie d\u00e9pend de l\u2019\u00e2ge et des comorbidit\u00e9s, excluant de fait la plus grande partie de la population adulte qui pourrait s\u2019inqui\u00e9ter de se faire vacciner contre une maladie qui la met peu en danger.<br>Si certaines \u00e9tudes mettent en \u00e9vidence l\u2019int\u00e9r\u00eat d\u2019une communication portant sur la gravit\u00e9 ou le regret en cas d\u2019infection ou de transmission, ce type d\u2019approche peut vite \u00eatre inefficace si les cons\u00e9quences en cas de contamination sont de faible gravit\u00e9.<br>Ainsi, une communication bas\u00e9e sur l\u2019immunit\u00e9 individuelle faisant r\u00e9f\u00e9rence \u00e0 la gravit\u00e9 de la maladie ne peut \u00eatre que contredite par l\u2019exp\u00e9rience personnelle face \u00e0 un nouveau vaccin dont le risque d\u2019effets secondaires graves et rares ne peut \u00eatre per\u00e7u par l\u2019exp\u00e9rience personnelle. Cette segmentation de la population peut d\u00e9l\u00e9gitimer le vaccin chez les non vuln\u00e9rables par la perception d\u2019une balance b\u00e9n\u00e9fice\/risque d\u00e9favorable et renforcer encore la d\u00e9fiance des populations. Enfin, selon les auteurs, il serait plus judicieux de mobiliser davantage le b\u00e9n\u00e9fice collectif ou la protection des plus fragiles dans une approche altruiste de la vaccination.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Les influenceurs fran\u00e7ais, la strat\u00e9gie de la presse quotidienne sur les r\u00e9seaux sociaux destin\u00e9es aux jeunes et la communication sur la sant\u00e9 : voici les th\u00e8mes de cette revue de web qui cl\u00f4ture cette ann\u00e9e 2020 ent\u00e2ch\u00e9e par le Covid-19&#8230;.<\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":2660,"comment_status":"closed","ping_status":"closed","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":[],"categories":[396],"tags":[63,136,518,169,519,293,14,521,42,520,489],"_links":{"self":[{"href":"http:\/\/www.valerie-brenugat.fr\/site\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/2658"}],"collection":[{"href":"http:\/\/www.valerie-brenugat.fr\/site\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"http:\/\/www.valerie-brenugat.fr\/site\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"http:\/\/www.valerie-brenugat.fr\/site\/wp-json\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"http:\/\/www.valerie-brenugat.fr\/site\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=2658"}],"version-history":[{"count":13,"href":"http:\/\/www.valerie-brenugat.fr\/site\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/2658\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":2672,"href":"http:\/\/www.valerie-brenugat.fr\/site\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/2658\/revisions\/2672"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"http:\/\/www.valerie-brenugat.fr\/site\/wp-json\/wp\/v2\/media\/2660"}],"wp:attachment":[{"href":"http:\/\/www.valerie-brenugat.fr\/site\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=2658"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"http:\/\/www.valerie-brenugat.fr\/site\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=2658"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"http:\/\/www.valerie-brenugat.fr\/site\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=2658"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}