
IMAGE, ENVIRONNEMENT ET INFLUENCE
L’image scientifique, les journalistes, les influenceurs et l’environnement : voici les sujets de cette revue de web en cette fin d’été.
De la beauté à la fascination
L’esthétique peut contribuer à la recherche scientifique. Ce numéro du magazine d’Arte « Les dessous des images » propose une analyse d’une photographie d’un œil de rat réalisée avec un microscope. Celle-ci n’est pas seulement belle, elle a comme objectif de fournir des informations médicales importantes. Cette photo a obtenu le prix 2023 du concours Nikon Small World décerné aux images réalisées avec un microscope. L’auteur de cette photo, Hassanain Qambari, est chercheur au Lions Eye Institute à Perth en Australie. Il a réalisé cette photo pour ses recherches sur la détection de la rétinopathie diabétique, une maladie courante chez l’humain. En outre, l’historienne de l’art, Fleur Hopkins, explique que l’esthétisation scientifique se pratique depuis le XIXe siècle et qu’elle peut offrir de nouvelles perspectives.
Une image peut aussi aider à comprendre les origines des civilisations mais elle participe à la fascination du public pour les « cités perdues ». Cet autre numéro du magazine d’Arte « Le dessous des images » présente une interprétation d’une image de vestiges de cités publiée en 2024 dans la revue Science réalisée grâce à une nouvelle technique archéologique, le Lidar. Ce réseau de cités antiques datant de 2 500 ans se situe sous les plateaux de l’Amazonie Équatorienne. Cette découverte est commentée par Stephen Rostain, archéologue français spécialiste de l’Amazonie. De plus, Lauric Guillaud, professeur de littérature et expert des mondes perdus, explique la place des « cités perdues » dans l’imaginaire collectif et le grand intérêt du public pour ces vestiges.
L’environnement et l’influence
En outre, les sujets d’environnement peuvent être traités aussi bien par des journalistes que par des influenceurs mais les méthodes de travail ne sont pas toujours similaires. Lors de cette table ronde, Maud Benakcha, journaliste à Libération donne la parole à Vinz Kante, fondateur du Média Limit et créateur de contenus, Adeline Hulin, cheffe d’unité pour l’éducation aux médias et à l’information et les compétences digitales à l’Unesco, Quentin Travaillé, créateur de contenus du compte La vie partout et Magali Payen, directrice de la mobilisation citoyenne On Est Prêt. Ainsi, Vinz Kante explique comment il se forme et interagit avec les experts. Il partage également ses expériences de vulgarisation sur les limites planétaires et aborde ses partenariats. Magali Payen parle, quant à elle, de ses activités de mobilisation citoyenne sur des sujets écologiques ou politiques et de ses collaborations avec des experts, des influenceurs et des journalistes. Par ailleurs, Quentin Travaillé aborde son travail sur des contenus traitant de la biodiversité et de ses collaborations avec des partenaires. Enfin, Adeline Hulin présente sa formation destinée aux influenceurs et raconte une expérience de newsroom avec des influenceurs, journalistes et fact-checkers.
Le travail du journaliste n’est pas donc toujours un long fleuve tranquille. La cofondatrice du média d’enquête breton « Splann ! » (qui diffuse cette vidéo sur sa chaîne Youtube), Inès Léraud s’est exprimée sur sa relation avec les scientifiques lors de la journée Sciences & Médias organisée par l’Association des journalistes scientifiques de la presse d’information (AJSPI) et plusieurs sociétés savantes, en mai 2023, à la Bibliothèque François-Mitterrand. La journaliste reconnue pour ses travaux sur les algues vertes, a raconté les difficultés avec les scientifiques ou des chercheurs lors de ses travaux. Inès Léraud a également rencontré des scientifiques qui sont devenus des lanceurs d’alerte tels qu’Irène Frachon avec le Mediator. Lors de cette intervention, la journaliste a diffusé plusieurs extraits de ses interviews pour illustrer ses déclarations.