SUPPORTS  : UNE NOUVELLE ERE

SUPPORTS : UNE NOUVELLE ERE

Les supports de l’information, une économie du contenu et la responsabilité éditoriale : voici les sujets de cette revue de web en cette fin d’année 2025.

Du papier à YouTube

Et si les failles du numérique redonnaient une nouvelle vie au papier dans la presse ?
Dans un univers médiatique saturé de contenus digitaux, le papier opère un retour remarqué. Longtemps considéré comme dépassé, il s’impose aujourd’hui comme un support différenciant, capable de capter l’attention là où le numérique se révèle parfois trop volatile.

À l’heure où une étude de Médiapost souligne le rôle clé de l’imprimé publicitaire comme allié de la grande distribution, la presse papier démontre sa capacité à retenir l’attention, créer de la valeur et renforcer la relation avec les lecteurs. Loin d’un affrontement entre supports, le print et le digital apparaissent désormais comme complémentaires, chacun répondant à des usages, des temporalités et des attentes distinctes.

À l’initiative de l’UNIIC (Union Nationale des Industries de l’Impression et de la Communication), cette conférence donne la parole à des éditeurs de presse engagés qui font le choix stratégique du papier dans leur développement : lancements de nouveaux titres, repositionnement éditorial, ou intégration du print dans des stratégies hybrides, qu’il s’agisse de presse quotidienne, de magazines ou de presse spécialisée.

Animée par Tanguy Demange, rédacteur en chef de La Correspondance de la Publicité, cette rencontre du salon  Presse & Médias au Futur a réuni Caroline Tortellier, Responsable de Communication à Ouest-France, Stéphane Haitayan, Managing Director / Board Director chez Reworld Media France, Italia et US, Tanguy Demange, Rédacteur en Chef de La Correspondance De La Publicite, Pierre-Marie Vidal, Président d’ Acteurs Publics et Hubert Pedurand, membre du Comité Executif de l’UNIIC.

Cette discussion éclairante sur l’avenir de la presse, où le papier, loin de disparaître, se réinvente comme un luxe éditorial et un levier stratégique.

Mais de plus en plus de journalistes quittent les médias traditionnels pour créer leur chaîne YouTube, en quête de liberté éditoriale et de lien direct avec leurs interlocuteurs. Cette vidéo de ce numéro de l’émission de La Fabrique de l’information « Se lancer sur YouTube : des journalistes en quête d’indépendance »deFrance Culture animée par François Saltiel.

Cette rencontre a réuni Justine Ryst, directrice de Youtube France, Justine Reix et Benoit Le Corre, journalistes indépendants sur Youtube et Franck Rebillard, professeur en sciences de l’information et de la communication à l’Université Sorbonne Nouvelle. Benoit Le Corre, ancien journaliste du Monde, a résumé : « J’avais besoin de refaire du terrain et de choisir mes sujets librement. Sur YouTube, mon boss, ce sont les spectateurs. »

Cette liberté s’accompagne d’une nouvelle grammaire : incarnation, transparence et narration adaptée à la plateforme. Justine Reix, ancienne journaliste de Vice, a insisté :« Montrer que le journaliste est humain permet de lutter contre la défiance. Je ne fais pas semblant, je filme ce qui se passe vraiment. »

YouTube devient ainsi un terrain d’innovation journalistique. Justine Ryst, directrice de YouTube France, a noté : « Ces nouvelles voix et leurs codes sont aujourd’hui des références pour les jeunes publics, avides de comprendre et de décrypter le monde. »

Pour autant, la plateforme reste un défi : dépendance aux algorithmes, financement précaire et modération complexe face à la désinformation, comme le rappelle Franck Rebillard, chercheur en sciences de l’information.

YouTube, pour ces journalistes, est donc un pari : gagner en autonomie tout en inventant le journalisme de demain.

Une économie du contenu et la responsabilité éditoriale

La « creator’s economy » est aujourd’hui, en effet, un secteur en forte croissance et en mutation. La France occupe la troisième place du marché européen, et ce sont 1,5 million d’emplois qui en dépendent. Lors de l’évènement « Grand Angle – We Are French Touch 2025 », Bpifrance a organisé une table ronde dédiée aux industries culturelles et créatives, Gaspard G, Journaliste et Producteur, Michele Benzeno, ex-Directrice générale de Webedia, Board Advisor, enseignante à Sciences Po et à l’ESCP Business School, membre du board de l’Union des Métiers de l’Influence et des Créateurs de Contenu (UMICC),  Antonin Marin, cofondateur et directeur des rédactions chez Le Crayon Groupe, Jean-Patrick Cheylan, Directeur des opérations à TikTok France, Tiphaine De Raguenel, Directrice de la stratégie éditoriale de France Télévisions et Yona Panazol, Chargée de mission senior – Plan French Touch pour Bpifrance.


Leurs échanges ont mis en lumière : la révolution des usages à la demande, la convergence entre médias et créateurs, l’hybridation des formats et la consommation algorithmique de l’information. Un constat fort se dégage : médias traditionnels et créateurs de contenu collaborent de plus en plus pour produire une information fiable, fondée sur la vérification des faits, la lutte contre la désinformation et une responsabilité éditoriale partagée.

Etre responsable éditoriale spécialisée dans la valorisation de contenus scientifiques, techniques et industriels s’inscrit dans cette dynamique. Mon rôle : transformer des expertises complexes en discours clairs, structurés et accessibles, sans en appauvrir la rigueur.

Mon parcours s’est construit à l’interface de la rédaction et de la coordination éditoriale dans des environnements où la précision, la fiabilité de l’information et le respect des délais sont essentiels. J’interviens sur l’ensemble de la chaîne éditoriale : définition des messages, structuration des contenus, production rédactionnelle, coordination des parties prenantes et diffusion auprès de publics variés.